Le flux instinctif libre, qu’est-ce que c’est ?

De plus en plus de personnes parlent du flux instinctif libre et pensent même à s’y mettre. Mais qu’est-ce que c’est, exactement ? Deux adeptes vous en parlent. 

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(Source : The Radical Notion)

Le flux instinctif libre (ou free flow instinct pour les bilingues) est une méthode qui se répand de plus en plus pendant les règles, et à laquelle on s’intéresse d’encore plus près depuis qu’on s’est mis à parler sérieusement du syndrome du choc toxique et autres conséquences néfastes liées à l’utilisation de protections hygiéniques internes.

Elle consiste à laisser tomber toute protection pour « écouter son corps » et gérer ses règles comme on gère une envie d’aller aux toilettes – on apprend à savoir à quel moment il faut aller se « vider » pour éviter les taches et les fuites, et on se défait du coup de toute contrainte matérielle. C’est notamment très pratique quand on a des règles totalement irrégulières, qui surviennent n’importe quand, on qu’on est en déplacement sans possibilité de s’acheter de quoi se protéger, par exemple.

Du coup, on évite d’exposer son corps à des risques et des produits chimiques, on fait des économies, et on devient super écolo puisqu’on réduit considérablement son nombre de déchets. Vu comme ça, ça a l’air tout bénef’. Mais en pratique, ça donne quoi ? Comment ça se gère ? Comment on apprend ? Et surtout, est-ce qu’on peut le faire si on a pas un mode de vie de hippie freelance et qu’on a un boulot, des études et des obligations extérieures ?

J’ai interviewé rapidement Lena et Yaëlle , deux jeunes filles qui pratiquent le flux instinctif libre, histoire de laisser la parole à des gens qui s’y connaissent vraiment.

Comment as-tu appris l’existence du flux instinctif libre ?

Lena : J’ai appris l’existence du flux instinctif libre par une copine. Je suis relativement opposée aux tampons et je milite pour la désacralisation des menstrues, alors pour rigoler elle m’a parlé de cette technique. Je suis d’abord restée totalement sceptique puis j’ai lu quelques articles. Il faut aussi savoir que je déteste les tâches. Et cette technique est pratique pour les obsédée comme moi.

Yaëlle : Je ne connaissais absolument pas avant d’en entendre parler sur un forum, dans un topic consacré aux règles (c’est beau Internet quand même). Je ne me suis pas plus renseignée que ça sur le sujet, j’ai juste regardé les deux-trois vidéos postées dans ledit topic (je ne sais plus de qui elles sont, mais c’était super intéressant).

Qu’est-ce qui t’a motivée à essayer ?

Lena : Déjà j’ai des règles super douloureuses. Je dors pas pendant 24 à 48 heures et j’ai un flux super important. Parfois je dois me réveiller la nuit pour me changer. Il y a quelques mois j’ai vécu une nuit horrible et là j’ai craqué. J’accepte d’avoir mal au ventre, d’être énervée mais tacher mes draps la nuit et devoir les laver comme une gosse : plus jamais.

Yaëlle : Alors, déjà, il faut que je te dise que je ne pratique pas à fond. J’ai testé quelques fois pour voir comment ça se passait et franchement, c’est pas mal du tout. La motivation principale c’était de pouvoir vraiment contrôler ce qu’il se passe, parce que franchement c’est super relou quand même, il faut l’avouer. J’ai des règles très irrégulières (genre, jusqu’à 2 semaines de retard ou d’avance, ce qui est toujours la joie) et comme je n’ai presque pas mal, je ne suis jamais sûre de quand elles vont arriver. Comme j’ai pas du tout, mais pas du tout envie, de porter des protections en permanence « au cas où », je me suis dit que ça, ça serait franchement pas mal.

Comment s’est passée ta première expérience ?

Lena : Très bien. Déjà je me suis contentée d’acheter des serviettes périodiques pas trop absorbantes et j’ai fait toutes les règles avec. J’ai fait attention à ce que je ressentais et je me suis persuadée que ça allait aller. Et miracle : aucun accident. J’ai dormi comme un bébé, j’ai fait mon jogging quotidien etc. À aucun moment j’ai eu peur de me tacher. Je dirai même que j’ai vécu mes règles avec sérénité. Pour la première fois de ma vie j’étais en accord avec mon vagin et mes ovaires. Pour tout vous dire j’ai même porté un jean blanc avec un protège-slip.

Yaëlle : Première expérience… C’est un peu étrange, j’ai toujours pu sentir mon flux en quelque sorte, mais le fait de savoir que tu peux le contrôler, ça fait tout bizarre quand même. Comme elles disaient dans les vidéos que j’ai vu, je me suis posée dans mon lit et j’ai « écouté mon corps » (#hippie). La sensation en elle-même n’est pas si inconnue que ça perso, puisque c’est la même que quand tu te retiens d’aller aux toilettes, simplement. Ou alors c’est que je l’avais déjà fait, mais inconsciemment.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de continuer ?

Lena : La sérénité. Je pense que je vais essayer d’avoir un plus grand contrôle positif sur moi même. Je pense que la méthode du flux instinctif apporte une connaissance de soi non négligeable.

Yaëlle : Comme j’ai toujours pu sentir mon flux en quelque sorte, c’était assez simple pour moi de ressentir quand ça arrivait, et en conséquence, de retenir. Après, je ne l’ai fait que 2-3 mois, du coup y a eu des ratés et je mets encore des protections « normales », mais le fait de savoir que je peux le faire relativement facilement est une grande motivation.

Qu’est-ce que ça a changé pour toi, dans ton quotidien et ton rapport à tes règles et à ton corps ?

Lena : Je suis globalement à l’aise dans mon corps. J’ai aucunement honte de mes règles. Mais elles me pourrissaient la vie. Je reconnais que je commence à envisager notre cohabitation de façon moins tumultueuse.

Yaëlle : Pas grand chose en fait, parce que j’ai du composer avec mes règles fluctuantes/pas douloureuses, du coup, à part que je suis peut être plus confiante avec elles au quotidien.

Qu’est-ce que tu conseillerais aux personnes qui souhaitent s’y essayer ?

Lena : Pour essayer je pense que le plus important c’est de d’être débarrassé-e de tout sentiment négatif envers ses règles. On est pas sales ou impur-e-s ou n’importe quelle connerie. On a juste un fluide qui s’écoule et c’est signe de bonne santé. C’est important parce qu’on est quand même pas à l’abri de l’accident et il ne faut pas en avoir peur. Ensuite il faut se connaître et commencer sur des petites durées. C’est très simple, on a comme une envie d’aller faire pipi, une sorte de sensation de « plein » : c’est signe qu’il faut aller aux toilettes. Sinon on vit avec ses règles tranquillement et naturellement le corps les contient. C’est magique. On a pas à subir.

Yaëlle : Il faut connaitre son corps et ses réactions et ne pas avoir peur de se lancer. Ça va vous faire étrange, mais c’est vraiment à tester au moins une fois quoi.

Avant de t’y mettre, tu utilisais quoi comme protections ?

Lena : Je suis team serviettes hygiénique. J’ai fait un début de réaction à un tampon quand j’avais 10 ans ( j’ai été réglée très tôt). La douleur m’a traumatisée. J’utilise aussi des éponges Beppy parfois (très pratique pour avoir des rapports sexuels sans tacher son matelas). Je pensais investir dans une coupe menstruelle . Mais entre temps j’ai découvert le flux instinctif donc j’y réfléchis encore.

Yaëlle : Tampons et/ou serviettes hygiéniques.

Nombreux-ses sont celles et ceux qui croient que cette méthode est impossible à adopter quand on a un quotidien traditionnel, avec des obligations extérieures. À quoi ressemble ton quotidien, du coup ?

Lena : Je suis étudiante dans un double diplôme a La Sorbonne. J’ai un petit job à côté et une vie sociale parfois trop remplie. Je suis très active et justement le flux instinctif est une grande aide. Je n’ai plus à trouver comment m’éclipser pour aller me changer, je suis sereine.

Yaëlle : Routine de base, vraiment le métro-boulot-dodo un peu. Pas vraiment de sorties, mais pas mal de voyages, que ce soit dans mon pays ou à l’étranger (alors un peu galère quand elles arrivent quand tu es dans le TGV et que tu as rien sur toi, là tu peux dire merci la technique du flux !).

Si des personnes comme Lena et Yaëlle semblent relativement satisfaites de cette expérience et prêtes à la reproduire et à la recommander, tout le monde n’en est pas au même niveau d’enthousiasme. Côté psy et médecins, beaucoup s’accordent encore à dire que c’est impossible à gérer (on ne peut pas contracter le vagin comme on contracte son sphincter), dangereux (laisser le sang à l’intérieur pourrait créer des infections, puisque le vagin n’est pas stérile), pas cohérent (pourquoi parler de libération si on pousse les femmes à retenir leur flux) ou encore symptomatique d’une envie de paraître plus forte et plus en contrôle de son corps et de sa « féminité ».

Cet article de Rue89 résume pas mal les différents points de vue sur la question, si vous voulez plus de détails.

Si vous pratiquez cette méthode et que vous souhaitez ajouter des éléments d’information à l’article, n’hésitez pas à commenter pour nous faire part de votre expérience. Si vous souhaitez rédiger un témoignage plus détaillé, vous pouvez aussi me l’envoyer.

Quant aux autres, êtes-vous prêt-e-s à tenter l’expérience ? 

(Merci à Lena et Yaëlle pour leur aide et leur réactivité !)

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32 réflexions sur “Le flux instinctif libre, qu’est-ce que c’est ?

  1. Je trouvais ça cool comme idée, et puis le dernier paragraphe m’a un peu convaincue du contraire. J’avais pas pensé au fait que le sang restait dans le vagin (même si après coup je me suis dit que c’était sûrement très évident), et ce côté-là ne me paraît pas très sain en fait. Donc je suis assez sceptique.

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    • Je comprends tes réticences, mais en fait quand t’y penses avec un tampon ou une cup le sang reste aussi dans le vagin. Et vu qu’avec la cup il est possible de ne pas la changer pendant 12h à 24h je me dis que ce n’est pas grave si le sang reste pendant ce laps de temps. La technique du flux instinctif c’est pas retenir ses règles et les garder dedans pendant 5 jours, c’est aller « se vider » au wc quand on en a besoin. A mon avis tu peux le faire à chaque fois que tu ressens le besoin, genre comme quand tu vas faire pipi.
      Après je me trompe peut-être hein :p

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    • Le sang reste aussi dans le vagin quand on utilise des tampons ou une coupe. Avec la coupe en silicone chirurgical il y a moins d’interaction avec les bactéries puisque le matériau est inerte. Avec un tampon en matière organique (coton), là, il y a interaction. Au final, en ne mettant « rien » on est sûr de ne pas avoir cette interaction. De plus, pas de risque de choc toxique puisque on n’insère pas nos doigts (pas toujours propres à 100%). Bref, biologiquement parlant, c’est plus propre que le tampon ou la coupe.

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    • Au contraire Charlotte, ce sang est très riche et en le gardant en toi au lieu de le « gaspiller », tu nourris ton corps. Lorsque la femme a ses règles, elle a une énergie démultipliée.

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  2. je réagis comme charlotte, c’est vrai que ça à l’air la méthode la plus proche de notre fonctionnement, mais le parallèle sphincter/vagin, je ne suis pas sûre …
    d’un autre côté, ça m’est arrivé de ne pas prévoir mes règles, donc de ne rien avoir sur moi à ce moment là, et la solution c’est un petit bout de papier toilette dans ma culotte. bizarrement, ce sont les fois où j’ai le moins de truc à la fin de la journée. c’est du flux instinctif ?

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  3. J’adore l’idée. Mais personnellement je serais incapable de le faire, parce que je « ressens » le flux genre 1 fois sur 1000. Et même avec des protections je tâche tout alors sans… Je suis encore trop frileuse pour ça.

    L’histoire du tampon m’a bien fait flipper, je commence à penser à la coupe… Mais ça me débecte encore un peu, il faut que j’y réfléchisse !

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    • Je suis passée à la coupe meluna et apres quelques tâtonnements sur les 1ers cycles, c’est quand meme super. Après apres 19 ans de tampon 😁

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  4. Les médecins qui en parlent ont l’air de rien comprendre au vagin. Ce n’est pas le vagin qu’on contracte, et en fait, on ne contracte pas vraiment. C’est le col de l’uterus. Le col est fermé normalement, il est ouvert à trois occasions : les règles, l’ovulation et l’accouchement. Donc oui, il est fait pour être ouvert ou fermé, ce n’est pas un sphincter et son ouverture et fermeture ne sont pas des choses conscientes.
    De la même manière, personne ici n’ouvre consciemment quoi que ce soit pour uriner. On « laisse aller » une contraction naturelle. Bref, j’ai la conviction intime que le flux libre c’est simplement redevenir continent et que c’est le même mécanisme que d’uriner (notre urine reste à l’intérieur de notre corps jusqu’à ce que la vessie soit pleine et c’est bien normal)
    J’essaye le flux libre, mais pour être honnête, j’ai autant de réussites que d’échecs. J’attend l’article qui expliquera vraiment comment réussir (et pas juste, c’est dans ta tête). Je documente tout ça dans mon blog en ce moment. J’espère vraiment qu’un jour je pourrai écrire un article sur comment réussir le flux libre.

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  5. On en parle dans ce topic sur Madmoizelle !
    http://forums.madmoizelle.com/sujets/le-flux-instinctif-libre.96867/

    Merci pour cet article, par contre franchement, ça me fait rire l’avis des médecins sur le côté pratique de la chose, basé sur des jugements rapides alors qu’ils ne le pratiquent pas du tout et n’ont même pas l’air de comprendre comment ça marche… je n’ai jamais été aussi tranquille pendant mes règles que depuis que je pratique le flux libre, même avec la cup !

    pour l’argument du « sang dans le vagin » il a aussi été démonté et Luneries l’explique très bien.

    J’ai écris un article sur le sujet pour Madmoizelle, pas encore de nouvelles pour savoir s’il sera publié mais j’espère 🙂

    C’est super d’en parler et faire savoir aux personnes réglées qu’elles ont peut-être plus de choix qu’elles le pensaient 😉

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  6. J’essaye de comprendre mais je n’y arrives pas. En gros on pourrait faire Professeur Xavier avec notre utérus ?

    Personnellement, j’ai du mal à croire qu’on puisse retenir nos règles de la même façon qu’on peut se retenir d’aller aux toilettes. Cela doit demander pas mal d’efforts et de concentration, ainsi qu’un long entraïnement. De plus, je ne sais pas si le fait de tout contrôler est une bonne chose.

    Bon c’est vrai que je contrôle un peu, beaucoup mes règles avec ma pilule. Je suis une partisane de la technique « j’enchaîne deux à trois plaquettes d’affilée pour ne pas être confrontée à Mère Nature.

    Et comme l’a dit une autre personne, j’ai beau être tranquille avec mes règles, les accepter et ne pas trop en souffrir, j’arrive à mettre du sang partout quand je mets des serviettes hygiéniques alors sans protection…

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  7. Je le pratique depuis quelques mois et j’en suis ravie. Je suis fan de ce moment où je vais aux toilettes et que le sang s’écoule d’un coup, exactement comme quand on fait pipi, avec un flux moins long quand même. La sensation est connue et nouvelle en même temps; c’est étrange, déstabilisant et fun à la fois. Dès que je pose mes fesses sur le trône, tout coule instantanément ! Et parfois assez puissamant…! surtout le matin au reveil.
    Au début on va aux toilettes 3fois plus souvent pour checker, et seulement trois gouttes tombent. La peur de tacher le pantalon pour ma part….C’est arrivé que je tâche mes culottes, mais rien de vraiment dramatique, et je pense qu’avec plus de pratique ca ne se reproduira plus. En tout cas, je me sens avoir évoluée. Comme si j’avais un super pouvoir et que remettre des tampons serait une régression irréversible. Je veux pas trahir mon corps avec un bout de truc dans le vagin, parce que grâce à ça on a établi une relation de confiance lui et moi qui mérite de durer toute la vie. Pour moi le flux instinctif n’est pas une solution provisoire ou juste un test, et je trouve ca dommage pour celles qui essayent de ne pas insister un peu plus.
    Par rapport aux témoignages, je suis admirative de celle qui a porté un pantalon blanc! Je n’aurais jamais osé. Pourtant, pour se lancer dans la méthode, il vaut mieux croire en sa capacité d’y arriver. Si on ne porte pas de protection mais qu’on bourre sa culotte de pq en portant le pantalon moisi qu’on voulait donner, le corps va se dire « boafff… Ca passe, je peux me faire plaisir ! » Peut être qu’avec un pantalon blanc sans protection, la solution est plus radicale..mais aussi efficace. Car le corps, le cerveau fusionnent en se donnant pour mission de le contrôler, ce flux! Sinon vive la cata!

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  8. C’est marrant parce que c’est la première fois que j’entends parler de ça et pourtant je l’ai pratiqué sans le savoir lors de mon dernier cycle justement. Le déclic pour moi ça a été l’arrêt de la pilule. Je me suis dit que c’était un médicament que je prenais depuis 11 ans sans me poser de questions et qu’il était temps que je fasse connaissance avec mes hormones à moi. Donc dernières règles après l’arrêt définitif de la pilule, je me retrouve en rade de toute protection et emploi du temps tellement blindé que très compliqué d’aller en acheter. Et ben, je sais pas pourquoi, pour la première fois, je me suis dit que j’allais gérer sans. Zéro fuite, et culottes plus propres que quand je mets des protections au final. J’étais étonnée quand j’allais aux toilettes de ne pas avoir de tâches,surtout que flux super abondant le temps de faire pipe (maintenant je comprends mieux pourquoi) et hop plus rien après. C’est effectivement très « instinctif » ! Du coup, j’ai super envie d’essayer sur le long terme !

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    • C’est malheureusement compliqué pour beaucoup qui l’expérimentent de répondre à cette question !
      Dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=EEk9ViK2-2A Mini essaie d’expliquer une marche à suivre pour y arriver.
      Je le pratique mais c’est venu d’un seul coup tout seul rien qu’en prenant conscience grâce à cette vidéo que c’était possible, donc en partant sur une base de confiance et dès que j’ai senti que mes règles arrivaient au cycle suivant (déjà avant généralement je pouvais sentir et me dire « ah je les ai » puis effectivement après j’en avais au fond de la culotte), je suis allée aux toilettes une fois de temps en temps et bizarrement tout s’écoulait pile quand j’allais aux toilettes, et sinon rien du tout. Je sais que ça parait étrange voir magique, ça m’embête un peu moi-même parce que ça m’empêche de donner des conseils clairs et précis pour que d’autres y arrivent autres que « essayez de prendre le temps d’écouter vos sensations quelques jours avant quand vous savez que vos règles vont arriver » « faites vous confiance », ce qui est plutôt flou..
      Ce qui est certain c’est que contracter le vagin n’aide pas, au contraire j’ai l’impression qu’il est important d’être assez relax avec l’idée d’éventuellement tâcher un peu sa culotte au début ! Et ensuite peu à peu, après plusieurs allers aux toilettes sur une « fausse alerte » on se rend compte qu’on peut ne pas avoir sans arrêt ça à l’esprit, et peu à peu ça ne coule plus que quand on va aux toilettes pour uriner. ça prend plus ou moins de temps selon les personnes, parfois quelques cycles, parfois du premier coup (j’en étais réellement la première surprise étant donné que je ne comprenais même pas comment je faisais ça).

      Sinon il y a cette vidéo où une femme donne quelques conseils (même si je la trouve dure dans certains propos et très prompte à généraliser sur « la femme malheureusement… je préfère prévenir ayant déjà eu des réactions un peu violentes face à son discours et au titre de la vidéo) :

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  9. Pour ma part, j’ai voulu tester cette méthode, et en même temps arrêter les médocs contre la douleur parce qu’on m’a dit qu’au bout d’un moment « ton corps s’autorégule ».
    Echec total sur toute la ligne.
    les contractions visant à expulser le sang menstruel font super bien leur boulot, du coup mon utérus ne se « ferme » pas du tout, au contraire, il a plutôt l’air de forcer pour s’ouvrir.
    Et la douleur… mon corps doit être très stupide, parce qu’il ne s’autorégule pas du tout.
    Donc retour à la pilule et à la cup. Chimique, pas naturel, mais diablement efficace!

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  10. Je prends enfin le temps de lire et de commenter ton article. Je me rends compte que je pratique le flux instinctif depuis un moment !

    Je n’ai jamais eu de règles très abondantes. Et depuis que j’ai un implant contraceptif je perds moins de sang mais de façon encore plus irrégulière qu’avant. Au début c’était un peu la panique, je me promenais toujours avec des protections hygiéniques au cas où. Et puis j’ai commencé à me rendre compte qu’après une nuit de sommeil j’allais au toilette en perdant du sang alors que ma serviette était propre. Quand je commençais à être un peu plus active je perdais un peu de sang mais rien qui ne nécessitait une protection aussi importante.
    Aujourd’hui je n’utilise plus que des protèges slips qui sont surtout là au cas où. Je dors nue toutes les nuits, règles ou pas et je n’ai jamais taché mes draps. J’ai de temps en temps des petits accidents, comme la dernière fois où j’ai taché ma culotte pendant un concert parce que je dansais comme une folle. Je préfère nettoyer ma culotte en rentrant après m’être éclatée que de me sentir mal à l’aise avec une serviette hygiénique entre les cuisses…

    Merci pour cet article et ce site qui va beaucoup m’intéresser !

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  11. Je vais essayer, mais j’ai remarqué qu’au début de mes règles je me retient sans m’en rende compte. Comme dit dans l’article, je ressent une douleur un peu différente de celle d’avoir envie d’uriner, et la je sais! De plus, je dort nu la nuit, même quand j’ai mes règles, et je ne tâche presque jamais, donc je pense qu’inconscienment, mon corps est sur la bonne voie! J’y crois!

    Enfin, je voudrait répondre à ça « pourquoi parler de libération si on pousse les femmes à retenir leur flux) »
    Quelle plus belle libération pour les femmes que de n’être plus dépendantes des industriels? Et de contrôler son impact sur l’environnement? Je vous laisse y réfléchir.

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  12. je n’ai pas encore essayé mais ça m’ est déjà arrivé de ne pas vouloir intensément mes règles tel jour (sortie, exam, rencard, journée de travail chargée..) et ai réussi à retarder ou minimiser le phénomène .Donc avec de l’entrainement on doit pouvoir agir là dessus plus consciemment

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  13. Merci pour cet article…
    Est-ce que les médecins et les psys qui donnent leur avis sont des femmes et ont expérimenté? Est-ce que ces personnes savent mieux que les autres parce qu’elles ont un diplôme et ont appris des choses à l’université?
    Qui peut savoir mieux que soi ce qui qui concerne son corps?
    Quand j’ai entendu parler du flux libre instinctif, j’ai réalisé que mon corps le faisait déjà… Pas complètement mais quand même beaucoup (autant qu’il peut…) Contente de lire deux ans plus tard que ça pourrait être dangereux!!!
    Et qu’est-ce que ça pourrait créer dans vos vies, juste de savoir que c’est possible?
    Belle journée!

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