MoHiM : Un jeu vidéo pour lutter contre le tabou des règles au Pakistan

Capture d’écran 2016-09-01 à 12.56.00

Le Pakistan fait partie des (trop nombreux) pays où le tabou des règles est encore très présent – on pense encore que les femmes qui ont leurs règles sont impures, qu’elles peuvent contaminer la nourriture et/ou le bétail, et qu’elles sont globalement à éviter pendant cette période, sous peine de créer de sacrés dégâts.

Fort heureusement, l’activisme menstruel ne connaît pas de frontières et va donc se promener dans chaque pays pour s’adapter à ses besoins. C’est là qu’intervient Mariam Adil, une analyste financière basée à Washington qui a monté une petite start-up au Pakistan, GRID, dont le but est de faire évoluer les états d’esprit à travers des jeux vidéo.

Lire la suite »

Publicités

Au Népal, les femmes doivent s’exiler pendant leurs règles

Chaque mois, les népalaises sont forcées de vivre dans des huttes en terre pendant toute la durée de leurs règles. 

C3EWdWzT8imxs0fKeKoC_blackforrest

Dans la série ‘on n’en a pas fini avec les vieilles croyances nocives sur les menstrues’, voici l’histoire des népalaises qui risquent mort, blessures, viol et maladie chaque mois pour ne pas risquer de s’attirer les foudres de leur dieu.

Lire la suite »

Pline L’Ancien : « Une femme qui a ses règles fait aigrir le vin doux par son approche »

Petite page d’Histoire avec un récapitulatif des croyances de Pline l’Ancien concernant les menstruations et leur pouvoir destructeur.

 

anmpx24x2770

Pline l’Ancien, grand écrivain et naturaliste romain du Ier siècle, a longtemps été une référence en matière de sciences naturelles, psychologie, astronomie et d’autres petits domaines d’envergure similaire. Mais il a aussi dit pas mal de conneries, comme tous les grands de son époque (et celles qui ont suivi), parce que si l’être humain avait tout compris sur tout du premier coup, ça se saurait. Et on aurait p’tet nos voitures volantes depuis un moment, du coup.

Concernant les menstruations, il leur conférait un pouvoir absolument ahurissant, qu’on aurait même tendance à jalouser aujourd’hui qu’on sait qu’en fait ça nous file juste des crampes et une chiasse de tous les diables. Ainsi, dans le livre sept de l’Histoire Naturelle (qui compte trente-sept volumes en tout), on peut lire ceci :

Mais difficilement trouvera-t-on rien qui soit aussi malfaisant que le sang menstruel. Une femme qui a ses règles fait aigrir le vin doux par son approche, en les touchant frappe de stérilité les céréales, de mort les greffes, brûle les plants des jardins ; les fruits de l’arbre contre lequel elle s’est assise tombent ; son regard ternit le poli des miroirs, attaque l’acier et l’éclat de l’ivoire ; les abeilles meurent dans leurs ruches ; la rouille s’empare aussitôt de l’airain et du fer, et une odeur fétide s’en exhale ; les chiens qui goûtent de ce sang deviennent enragés, et leur morsure inocule un poison que rien ne peut guérir.

Lire la suite »